Black-ish : la série qui incarne la quête d’identité des Afro-américains

Black-ish : la série qui incarne la quête d’identité des Afro-américains

Un dialogue croustillant parmi d’autres dans la première saison de Black-ish, série ovni qui raconte avec (beaucoup) d’humour la vie d’une famille afro-américaine aisée:

«Mon fils, il est important que tu t’intéresses à tes origines.

  • Honnêtement tout ce qui m’intéresse aujourd’hui c’est de toucher ma première paire de seins»

Diffusée sur la chaîne ABC aux Etats-Unis, la série réalisée par Kenya Barris avec Anthony Anderson en premier rôle, acteur qui a joué notamment dans Scary-movie ou Scream, connaît son petit succès. La deuxième saison vient d’ailleurs de débuter.

«Le show est unique par la façon dont il tire son humour de l’anxiété des noirs sur ce que cela signifie d’être noir», écrit The Root, un site d’informations dédiée à la culture afro-américaine.

«Une lutte consciente»

Black-ish, qui peut se traduire en français par «noirâtre», met en scène Andre Johnson (Anthony Anderson), un père de famille, et les péripéties des siens qui tentent tous de trouver leur identité entre culture américaine et origines africaines. À travers les épisodes, plusieurs questions existentielles – sur le ton de l’humour – sont soulevées. On suit notamment l’anxiété du fils Dre Jr (Marcus Scribner) qui se demande s’il est «suffisamment noir», ou l’inquiétude de Zoey (Yara Shabidi) avant un rencard avec un mec blanc.

Mais la meilleure analyse de la série est signée par le chroniqueur Damon Young, pour The Root.

«Black-ish joue d’abord avec le concept de « l’angoisse noire ». L’humour, lequel vacille de situations réelles à l’absurde, est existentiel. Il n’y a pas de lutte. Du moins, pas le type de lutte qui est souvent définie et dépeinte en lien avec des populations noires à l’écran et dans le monde réel. Cependant, chaque membre de la famille Johnson, de la mère de Dre aux jumelles Jack et Diane, lutte avec le concept d’identité. Mais c’est une lutte consciente, pas un dégoût de soi ou une auto-flagellation».

 

Par – Slate Afrique

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