Télévision : Comment Iroko veut devenir le prochain Netflix

Télévision : Comment Iroko veut devenir le prochain Netflix

Le service de streaming nigérian surfe sur la vague du succès.

Netflix, le service de streaming américain qui propose des centaines de films ou séries dans son catalogue, veut conquérir le monde. Et l’Afrique. Début janvier, son patron, Reed Hastings, avait annoncé son déploiement sur l’ensemble du continent africain. Un territoire à fort potentiel pour l’entreprise américaine qui compte déjà 70 millions d’utilisateurs.

Mais si, comme le relevait notre collègue Fatma Pia-Hotait sur Slate.fr, peu de plateformes de streaming de bonne qualité ont émergé en Afrique, le Nigeria est une exception notable. Au pays de Nollywood, la plus grosse industrie du cinéma en volume de films tournés chaque année derrière Bollywood, la plateforme Iroko rencontre un gros succès. Créé en 2013, ce service de streaming a amassé un catalogue de plusieurs milliers de films de Nollywood, en anglais mais aussi en yoruba, la langue locale. Et aujourd’hui, Iroko commence à produire ses propres contenus, comme l’explique le site d’informations Bloomberg.

Mais est-ce suffisant pour résister à Netflix?

Un studio de production

Parfaitement implanté dans l’écosystème qu’est Nollywood, Iroko a construit un important réseau dans le monde du cinéma nigérian qui lui permet d’acquérir en premier les droits de diffusion de réalisateurs qui montent ou de films à succès. Mais l’entreprise a aussi, sur le modèle de Netflix, mis sur pied sa propre maison de production, ROK Studios, qui est derrière des succès comme Husbands of Lagos ou Desperate Housegirls, note Bloomberg. Des productions tv dans le droit-fil de ce qui se fait à Nollywood, avec des histoires d’amour, de la sorcellerie, un ton léger. En un mot, l’équipe dirigeante d’Iroko croit en l’avantage que représente son marché de niche – Nollywood – par rapport à Netflix, au catalogue plus mondialisé.

Surtout, Iroko a désormais les reins solides. L’entreprise nigériane a révélé en janvier avoir signé pour 19 millions de dollars de contrats avec le groupe français Canal+ pour produire de nouveaux contenus originaux et se développer sur le continent. Et concurrencer Netflix ailleurs en Afrique?

 

Source – slateafrique

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