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Escroquerie | Une Camerounaise se fait passer pour une victime de l’attaque de Paris écope de six mois avec sursis

Escroquerie | Une Camerounaise se fait passer pour une victime de l’attaque de Paris écope de six mois avec sursis

La femme de 31 ans avait tout planifié pour obtenir 10.000 euros d’indemnisation.

Une Camerounaise de 31 ans réfugiée politique arrivée en France en 2007 avait tenté de se faire passer pour une victime des attentats du 13 novembre 2015, qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis. Selon Le Figaro qui rapporte l’information, elle avait tout planifié pour obtenir 10.000 euros d’indemnisation.

Pour parvenir à ses fins, la jeune femme s’était créé un personnage lors de cette tragique nuit de novembre. «Sa présence au Bataclan au côté d’une victime décédée, sa fuite par une fenêtre, les blessures, la dépression… Tout n’était que le fruit de son imagination et de sa cupidité», lit-on. Elle a été condamnée mercredi 13 juillet 2016 par le tribunal correctionnel de Bobigny à six mois de prison avec sursis. Elle devra également verser un euro de dommages et intérêts au Fonds de garantie des victimes de terrorisme qui s’était constitué partie civile.

Selon Le Figaro, le 13 novembre 2015, la jeune femme est hospitalisée dans une clinique de la région parisienne pour une intervention bénigne, lorsqu’elle prend connaissance de la tuerie perpétrée dans la capitale. Dans le box du tribunal, la prévenue, veste en cuir beige sur une robe légère, soleil tatoué sur le cou, explique que l’infirmier présent alors à ses côtés lui aurait «donné l’idée». Ce n’est que trois semaines après les attentats qu’elle contacte le Fonds de garantie des victimes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI), auquel elle déclare avoir été blessée dans la salle de concert parisienne. Elle précise même qu’elle s’y trouvait avec un ami – un homme réellement décédé sur place qu’elle présente comme un proche. Elle prétend également s’être échappée par une fenêtre en se faisant «bobo au doigt».

Après avoir réuni un dossier compilant certificats médicaux falsifiés, fausses attestations et faux témoignage, elle réclame 10.000 euros au FGTI. Mais les juges d’instruction parisiens, pointant des incohérences, saisissent le parquet de Bobigny pour des vérifications. Ne voyant pas le versement arriver, la fausse rescapée relancera pas moins de sept fois le fonds, évoquant dans ses courriels «blessures», «flash-back» et «dépression». Elle va jusqu’à accuser le fonds de «discrimination». Ce n’est que lors de son placement en garde à vue, mardi, qu’elle a admis avoir tout inventé.

Pour justifier son acte, elle a déclaré face au juge qu’elle avait des soucis financiers: «J’avais des problèmes, je n’arrivais pas à payer la facture de la clinique, il restait 144 euros à payer. Et puis j’avais des problèmes de loyers impayés, j’ai perdu mon travail».

Source – CIN
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