Ouest Cameroun | Monseigneur Watio, Evêque de Bafoussam condamne les crimes rituels

Ouest Cameroun | Monseigneur Watio, Evêque de Bafoussam condamne les crimes rituels

Pour l’Evêque de Bafoussam, la recherche du gain facile est la raison pour laquelle certains succombent à ces atrocités.

Les crimes rituels ayant alimenté les débats dernièrement dans la région de l’Ouest ont incité l’Evêque de Bafoussam à inviter les fidèles du Cameroun à vivre dans la miséricorde, car «si nous vivons dans la miséricorde, il nous sera difficilement possible d’ôter la vie à quelqu’un», avait-il affirmé samedi 19 mars 2016 à l’occasion du pèlerinage diocésain à Doumelong. «Nous avons invité nos fidèles à tout faire pour que cessent ces crimes crapuleux, ces meurtres rituels qui n’honorent ni la société, ni la société Bamiléké en l’occurence où l’on disait habituellement que la vie est sacrée», peut-on tirer des colonnes de La Nouvelle Expression dans sa parution du mercredi 23 mars 2016.

L’homme de Dieu constate avec beaucoup de regrets que la région de l’Ouest a battu les records en termes de crimes rituels, notamment au cours de l’année 2015. Et pour lui, toutes les piste de solutions se trouvent dans la prière. «Nous invitons les uns et les autres à se mettre en prière parce que le Seigneur qui a dit que l’homme est une histoire crée parce que crée à l’image et à la ressemblance de Dieu, et pour que l’homme soit respecté dans la dignité», recommande le prélat.

Pour l’Evêque de Bafoussam, la recherche du gain facile est la raison pour laquelle certains succombent à ces atrocités. «A celui qui a recourt aux rituels parce qu’il veut devenir grand et après parce qu’il veut devenir riche: personne n’est jamais venu au monde en apportant quelque chose et personne ne partira en emportant quelque chose, y compris ceux-là qui commettent des crimes ignobles pour obtenir quelque chose à laquelle il n’aurait jamais eu droit», prévient-il.

Au cours de l’année 2015, près de 20 personnes ont trouvé la mort dans des condition étranges dans la région de l’Ouest, notamment dans les villes de Dschang et Bafoussam. Certains avaient des organes amputés ou bien étaient vidés de leur sang. Les dossiers relatifs aux crimes rituels sont traités de manière laxistes par la justice selon une certaines opinion. Les hommes de Dieu se sont engagés à apprendre à l’homme le respect de son prochain.

 

Source – cameroon-info

Share